Le genre humain face aux machines

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La question du genre ne préoccupe pas seulement le pape mais aussi le milieu de la robotique. Pendant que certains créent des mondes virtuels ou se questionnent sur la sécurité de notre web, d’autres se préoccupent d’humaniser des machines pour qu’elles nous ressemblent, avec nos qualités et nos défauts.

Donner un sexe aux robots, la question mérite d’être posée

Le genre fait aujourd’hui débat et s’invite même dans la robotique. Plusieurs études montrent que l’humain à tendance à genrer les robots sans même s’en rendre compte.
Les astronautes de la NASA s’adressent par exemple à leur robot assistant en disant « lui » alors que le robot en question est d’un genre neutre. Valkyrie, le robot à l’apparence délibérément féminine qui sauve des vies humaines est pourtant perçue comme de sexe masculin car elle remplie des tâches associées généralement aux hommes (pompiers, sauveteurs).
La question de l’apparence des futurs robots qui nous assisterons au quotidien est primordiale car cela crée du lien. Nous avons tendance à plus faire confiance à une figure féminine. À l’inverse, un robot à l’apparence très masculine nous renvoie vers les représentation des films de science-fiction, où la machine est hostile à l’homme (Terminator, iRobot, etc.) et donc, nous avons plus tendance à être sur nos gardes en présence de robots mâles.
Reste que la question du masculin/féminin reste centrale pour l’être humain et pour le robot.
// Lire l’article de Romain Berthommier

Sécurité informatique : le problème ne vient pas des utilisateurs

Pourquoi doit-on choisir des mots de passe ultra compliqués ? Pourquoi doit-on faire en permanence attention aux liens et aux emails frauduleux que nous recevons ? La technologie ne devrait-elle pas nous permettre de répondre à toute ces questions ? C’est là tout le propos de Bruce Schneier, expert en sécurité informatique.
À travers son expérience, il explique comment les comportements ont évolué pour arriver aujourd’hui à une situation où l’utilisateur reçoit tellement de messages d’alertes sécurité qu’il fini par ne plus en tenir compte. Nos vies connectées nous obligent à nous inscrire et à mémoriser des dizaines de mots de passe pour des services qui ne servent parfois que pour un temps limité.
Schneier dresse ici un portrait très réaliste des experts en sécurité informatiques et montre qu’il faut évoluer en se posant les bonnes questions pour faire d’internet un endroit plus sûr.
// Lire l’article de Bruce Schneier

Pirater massivement des objets connectés est un jeu d’enfant

Après l’attaque DDoS sans précédent dont a été victime Brian Krebs et son site KrebsOnSecurity, un hacker du nom d’Anna-senpai a dévoilé le code source du malware. Mirai a permis de pirater des milliers d’objets connectés mais plusieurs experts en informatique se trouvent désemparés devant la simplicité du virus. Certains parlent même d’un « travail d’amateurs ».
Le malware est programmé pour trouver des objets connectés aux mots de passe faibles, pour ensuite les infecter. Simple mais efficace, Mirai a commis une attaque historique et continue de se propager dans le monde.
Le problème ne serait donc pas la simplicité du malware mais bien le manque de sécurité autour des objets connectés qui sont de plus en plus présents autour de nous.
// Lire l’article de Lorenzo Franceschi-Bicchierai

Les brevets secrets de Google

Google communique beaucoup sur ses dernières innovations mais beaucoup moins sur ses brevets. Plus d’une dizaine d’entre eux sont passés (presque) inaperçus.
Du logo de Jacquard pour des vêtements connectés au incubateurs d’entreprises, Google garde le secret et continue de s’étendre et d’investir dans de nombreux secteurs.
// Lire l’article de Brian Conroy

Les scientifiques de PubPeer se chargent de faire la chasse aux intox

PubPeer est une plateforme permettant de commenter anonymement des articles scientifiques. Et il semblerait que leur modèle, maintes fois critiqué, soit en fait un excellent garde-fou pour la publication scientifique.
Les commentateurs anonymes, souvent de jeunes chercheurs, passent au crible les méthodes de recherche et les résultats trouvés. Ainsi, de nombreux articles ont été décriés et refusés à la publication pour manque de méthode et résultats douteux.
Un chercheur renommé aurait également falsifié des documents en photoshopant des images d’expériences qu’il n’a jamais réalisées. Ses conclusions étaient donc fausses et l’intervention des commentateurs de PubPeer a peut-être permis d’éviter le pire.
// Lire l’article de Stephen Buranyi

Les casques de réalité virtuelle nous rendraient plus écolo

Une étude menée par l’Université de Géorgie et du Connecticut ainsi que par Stanford démontre que la réalité virtuelle nous rendrait plus empathiques auprès des causes animales et environnementales. Le fait d’être dans un environnement virtuel nous rapprocherait, en quelque sorte, de notre environnement naturel.
La réalité virtuelle embarque l’utilisateur dans une expérience où il peut « sentir » les dangers du réchauffement climatique. Il être au plus près des glaciers en pleine fonte ou voir les ours blancs perdus sans leur banquise.
Nos problèmes environnementaux deviennent alors concrets.
La réalité virtuelle pour sensibiliser à la sauvegarde de notre planète tente bien à prouver que la technologie peut être écologique.
// Lire l’article de Jamie Condliffe

La vision donnée aux ordinateur grâce au deep learning

L’enjeu majeur de l’intelligence artificielle est de proposer des machines au fonctionnement le plus proche possible de l’être humain. Cela passe par la parole, les émotions, la manière de se déplacer et bien sûr l’apprentissage, le machine learning. Pour « apprendre » à une machine, il suffit d’entraîner un algorithme à prédire des actions grâce à la récupération de nouvelles données.
Avec le deep learning, la machine apprend par elle-même des informations qu’elle reçoit. Elle n’a plus besoin de l’intervention humaine. Cela permet des avancées significatives dans la reconnaissance de contenus visuels.
Les machines peuvent reconnaître et comprendre des images. Elles peuvent maintenant voir le monde.
// Lire l’article de Claire Bretton

Perte de contrôle de notre mémoire numérique

Il est fini le temps des documentalistes et des bibliothèques où on archivait nos contenus (texte, photo, vidéos) dans le temps. Aujourd’hui, les contenus sont éphémères (Snapchat) et ils sont désormais sauvegardés en ligne.
Nous sommes de plus en plus poussés à vivre dans un espace virtuel (Google Daydream) mais qu’arriverait-il si ce dernier venait à disparaître ?
Si Snap Inc. venait à mettre la clé sous la porte, que deviendraient les Memories ?
Que se passe-t-il si un bug apparaît, si les serveurs tombent en panne, si les conditions d’utilisation de votre hébergement en cloud changent ?
Cette perte de contrôle de nos souvenirs numériques est une problématique qui devient de plus en plus présente avec le temps. Nous créons de plus en plus de contenus que nous échangeons mais ce n’est que du virtuel qui sera irrémédiablement amené à disparaître.
// Lire l’article de Scott Stein

« Nos téléphones portables sont aussi sensibles que de la glue »

C’est pas faux. On a beau progresser dans le deep learning, les émotions sont un palier considérable à franchir pour toutes les entreprises branchées IA. Comment faire ressentir à une machine la peur, la joie, la colère afin qu’elle puisse nous aider dans ces situations ?
Ce qui est également étrange, c’est que nos portables ne sont pas capables de nous aimer alors que nous les chérissons chaque jour un peu plus. En fait, c’est un véritable ascenseur émotionnel : joie de recevoir son nouveau joujou, peur lorsqu’il tombe par terre, colère lorsqu’il refuse de démarrer.
Les machines apprennent chaque jour un peu plus à reconnaître nos émotions mais de là à les comprendre, il y a encore du boulot.
Donc pour encore quelques temps, nos téléphones seront aussi sensibles que de la glue.
// Lire l’article de Ben Fox Rubin

Brèves de clavier #5 Yahoo surveille et Google rêve

Bonus track #5 RDV sur Caramail pour parler moralité, tofu et Tinder