La justice impartiale viendra-t-elle des machines ?

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Une équipe de chercheurs anglais vient de mettre au point un algorithme capable de déterminer à 79 % la fiabilité des plaintes déposées à la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Deux des chercheurs à l’origine du projet expliquent vouloir permettre à la justice de mieux fonctionner en identifiant rapidement les affaires non recevables.

Pour mettre au point son intelligence artificielle, l’équipe l’a d’abord fait travailler sur une base de données de la Cour européenne des Droits de l’Homme.

Grâce au deep learning, la machine a réussi à augmenter son acuité en prenant en compte les circonstances liées aux procès. Le contexte, les lois en vigueur, le pays où a eu lieu l’affaire sont autant de paramètres qui influencent le verdict final. Autrement dit, le jugement humain est toujours altéré par le contexte. Les juges n’appliquent pas strictement la loi en regardant simplement les faits.

Pour Vasileios Lampos, un des chercheurs de l’équipe anglaise, cela prouve qu’une fois de plus, l’émotionnel humain l’emporte sur la rationalité et la logique de l’IA. Nous ne sommes pas encore prêts à remplacer des médecins, des professeurs ou des avocats par des IA car elles ne prennent pas assez en compte notre affect.

Lampos tire une autre conclusion de cette expérience : la neutralité stricto sensu de la justice n’existe pas. Les lois ne sont pas suffisamment structurées pour qu’une machine puisse prendre une décision logique et rationnelle. Elles sont interprétées différemment d’une affaire à une autre. Il y a trop de facteurs extérieurs à prendre en compte.

Source

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