Project Include coupe les ponts avec Y Combinator à cause de Trump

Posted by in BRÈVES DE CLAVIER

Lundi, le projet qui œuvre pour la diversité au sein des entreprises de la Silicon Valley, Project Include, s’est débarrassé d’un collaborateur jugé gênant, Y Combinator. La faute à qui ? À Donald Trump bien sûr.

Peter Thiel, spécialiste en capital-risque est notamment co-fondateur de PayPal et membre du conseil d’administration de Facebook. Depuis 2015, il est l’un des dix partenaires à temps partiel de Y Combinator, cette plateforme de lancement pour jeunes start-ups du web.
Et c’est en effet un des soutiens financiers notoires du candidat à la présidentielle américaine aux goûts capillaires plus que douteux.

Le New York Times révélait samedi que Thiel souhaitait faire un don de 1,25 millions de dollars au candidat. S’en est trop pour Ellen Pao, co-fondatrice de Project Include qui décide dorénavant de ne plus traiter qu’avec les jeunes pousses, sans passer par Y Combinator.

Project Include a pour mission d’offrir des solutions pour créer de la diversité dans les équipes des entreprises de la Silicon Valley. Impossible pour Ellen Pao de collaborer avec des soutiens de Donal Trump.

Motherboard a pu s’entretenir avec Sam Altman, PDG de Y Combinator sur la décision de Project Include. Il a avoué comprendre sa position mais n’envisage pas de congédier Peter Thiel. Il espère tout de même le faire changer d’avis. Son argumentaire se résume autour de l’idée de refléter au mieux ses utilisateurs. Selon lui, 43 % des américains sur Facebook sont pro-Trump. Thiel est donc bien placé pour pouvoir les représenter.

L’interview se termine par une question très pertinente sur le problème que pose un représentant d’un candidat tel que Trump dans le conseil d’administration d’un groupe comme Facebook, alors que ce dernier n’est composé que deux femmes et sans aucune personne de couleur. Altman répond que « si la question est de savoir si Facebook a besoin de membres dans son conseil d’administration qui représentent les gens visés par les commentaires dégoutants de Trump, la réponse est oui. »

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